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    De boue le chemin est devenu .
    Les arbres encore vivement vêtus .
    La pluie récente parfume l’air.
    Un million de feuilles se couchent par terre.

    A la descente de la brume,
    le bois secret s’allume .
    L’enchantement est divin ,
    le temps n’a plus de fin .

    Errer dans le bois ,
    voler du passé ,
    ramasser du thym
    gentiment faire du thé .

    Rarement le silence reste
    dans ce ruisseau fascinant .
    Caresser tout le savoir
    dans les bras de maintenant .

    Poème du net

     


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  • Merci Maria

    Merci Maria

     

    Merci Maria

     

    Merci Maria

     

    La rivière s’écoule avec lenteur . Ses eaux

    Murmurent , près du bord , aux souches des vieux aulnes

    Qui se teignent de sang  ; de hauts peupliers jaunes

    Sèment leurs feuilles d’or parmi les blonds roseaux .

     

    Le vent léger , qui croise en mobiles réseaux

    Ses rides d’argent clair , laisse de sombres zones

    Où les arbres , plongeant leurs dômes et leurs cônes ,

    Tremblent , comme agités par des milliers d’oiseaux .

     

    Par instants se répète un cri grêle de grive ,

    Et , lancé brusquement des herbes de la rive ,

    Etincelle un joyau dans l’air limpide et bleu  ;

     

    Un chant aigu prolonge une note stridente ;

    C’est le martin-pêcheur qui fuit d’une aile ardente

    Dans un furtif rayon d’émeraude et de feu .

    Jules Breton

    Merci Maria

     

     

    Merci Maria

     

    Merci Maria

     

    Automne ( Merci à mon Amie Maria )

     

     

    Automne ( Merci à mon Amie Maria )

    Automne ( Merci à mon Amie Maria )

    Bon we à toutes

    Bisous 

     


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  • Dans le silencieux automne

    Dans le silencieux automne

    Dans le silencieux automne


    D’un jour mol et soyeux ,


    Je t’écoute en fermant les yeux ,


    Voisine monotone .

    Dans le silencieux automne

    Ces gammes de tes doigts hardis ,


    C’était déjà des gammes


    Quand n’étaient pas encore des dames


    Mes cousines , jadis ;

    Dans le silencieux automne

    Et qu’aux toits noirs de la Rafette ,


    Où grince un fer changeant  ,


    Les abeilles d’or et d’argent


    Mettaient l’aurore en fête .

    Dans le silencieux automne

    Paul-Jean Toulet

    Dans le silencieux automne

    Merci à toutes  et tous pour vos passages

    et commentaires , vos créations , images ou petits mots

    Bises à toutes et tous 

    Monia

    Dans le silencieux automne


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  • Des fleurs fines

    Merci à Henri pour son merveilleux cadeau

    Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume
    Poussaient au bord de nos chemins
    Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains
    Et tes cheveux avec des plumes.

    L'ombre était bienveillante à nos pas réunis
    En leur marche, sous le feuillage ;
    Une chanson d'enfant nous venait d'un village
    Et remplissait tout l'infini.

    Nos étangs s'étalaient dans leur splendeur d'automne
    Sous la garde des longs roseaux
    Et le beau front des bois reflétait dans les eaux
    Sa haute et flexible couronne.

    Et tous les deux, sachant que nos cœurs formulaient
    Ensemble une même pensée,
    Nous songions que c'était notre vie apaisée
    Que ce beau soir nous dévoilait.

    Une suprême fois, tu vis le ciel en fête
    Se parer et nous dire adieu ;
    Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux
    Pleins jusqu'aux bords de tendresses muettes.

    .Émile Verhaeren (1855-1916).

     

    Des fleurs fines

    Des fleurs fines

     

    Des fleurs fines

    Bises à toutes et tous

    Monia

     


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